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La crise et la tentative de prise de pouvoir de Van Rompuy

La crise et la tentative de prise de pouvoir de Van Rompuy The Independent publie ce 10 février 2010 un article où il donne des extraits d’un document provenant de Herman Von Rompuy, le nouveau Président du Conseil Européen. Il s’agit d’une annexe secrète à une lettre envoyée par Van Rompuy aux chefs d’Etat et de gouvernement, que le quotidien interprète comme une audacieuse tentative de prise de pouvoir sur les budgets nationaux européens. Cela se situe bien entendu dans le cadre de la crise qui touche actuellement certains pays européens et l’Europe elle-même. L’intervention est clairement présentée comme une tentative d’établir un contrôle supranational… La crise et la tentative de prise de pouvoir de Van Rompuy

Remarques sur l’équation du pouvoir à Moscou

Le mot célèbre de Churchill sur le pouvoir soviétique («une énigme enrobée dans un mystère») est un des legs dialectiques de la Guerre froide. Les remarques faites dans la note précédente (ce 11 décembre 2009) sur la répartition du pouvoir à Moscou vue par l’OTAN montrent que la formule reste, pour certains, très actuelle. Elle se résume par la question: qui est le maître à Moscou? Nous proposerions une autre approche en nous interrogeant sur le fait de savoir s’il y a un seul maître à Moscou, et s’il est nécessaire qu’il n’y en ait qu’un. Notre approche consiste à nous appuyer sur une référence… Remarques sur l’équation du pouvoir à Moscou

Retour de l’OTAN à la “politique russe”

On pourrait faire la synthèse de la situation de l’OTAN en observant que la phase classique des réunions ministérielles du début décembre a terminé un automne marqué par la question de l’engagement en Afghanistan, en fonction des délibérations et de l’attitude de la nouvelle administration US fixées effectivement par le discours d’Obama du 1er décembre. Le secrétaire général de l’OTAN, qui avait montré en août et septembre dernier que les relations avec la Russie sont l’une des deux priorités de son action, peut revenir au volet russe. Il le fait en préparant son voyage à Moscou la semaine prochaine. Rasmussen entretient d’excellentes relations avec l’ambassadeur… Retour de l’OTAN à la “politique russe”

La base US de Palanquero (Colombie): une épreuve de force nucléaire?

C’est à partir d’un article long et fortement documenté de The Independent, publié ce 22 novembre 2009 qu’on peut dire que l’affaire des bases US en Colombie est peut-être sur la voie de devenir une crise majeure en Amérique latin, entre l’Amérique latine et les USA. L’article met en évidence que le complexe de sept bases que l’US Air Force met en place en Colombie (accord finalement signé le 30 octobre entre la Colombie et les USA, avec deux mois de retard) s’avère beaucoup plus impressionnant, en importance, en mission et en intention, que ce qui avait été primitivement ressentie, essentiellement avec la base de… La base US de Palanquero (Colombie): une épreuve de force nucléaire?

Désordre ou/et “prise de pouvoir”, mais dans quel but?

La crise afghane se développe naturellement sur son terrain d’élection Washington, pas l’Afghanistan. La nouvelle selon laquelle BHO a refusé les quatre options (avec graduation du nombre de soldats à envoyer en renfort) que lui offraient ses conseillers et a renvoyé ces mêmes conseillers à leurs planches de travail et à leurs calculettes a fait grand bruit. Elle est renforcée par l’affaire de la fuite (au Washington Post et au New York Times) d’un échange de câbles confidentiels montrant le désaccord très profond entre l’ambassadeur US à Kaboul, le général à la retraite Karl Eikenberry, et McChrystal et sa doctrine. Il y a deux formes… Désordre ou/et “prise de pouvoir”, mais dans quel but?

Le club du “social silence” et la bombe à hydrogène de la crise

The Independent a demandé au consultant en questions pétrolières Jeremy Leggett d’accompagner l’article qu’il publie ce 3 août 2009, sur la question de la crise pétrolière. (Voir notre commentaire sur cette question, ce 4 août 2009, dans notre rubrique F&C.) L’idée de Leggett est assez simple: une crise massive du pétrole est en train d’arriver, aussi grave que la crise financière, et tout le monde (dans les milieux pétroliers) le sait, et personne ne fait rien. Pourquoi? Au fait, note Leggett, il y a une situation qui présente certaines similitudes avec celle de la crise financière. Les banquiers ont conscience de la nature de la… Le club du “social silence” et la bombe à hydrogène de la crise

Stiglitz, l’inspirateur du dehors

Dans l’imbroglio général de la crise, ou dans l’échiquier des influences c’est selon, la position du Prix Nobel 2001, ex-haut fonctionnaire de la Banque Mondiale qu’il a quittée en claquant la porte, le semi-dissident Joseph (Joe) Stiglitz, représente un cas non négligeable, une situation révélatrice, etc., pour mesurer la situation intellectuelle du pouvoir et de l’accès au pouvoir aux USA avec Obama. Il s’avère, au long d’une analyse-portrait de Bloomberg.News du 13 mars, que l’économiste un peu iconoclaste et éventuellement provocateur, grande gueule et caractère insupportable, tient une position particulièrement importante comme inspirateur, ce qui est le contraire d’un aspirateur, mais inspirateur du dehors comme… Stiglitz, l’inspirateur du dehors

Mullen, ou les militaires US en soutien du pouvoir civil

L’insistance de l’amiral Mullen, président du Joint Chief of Staff, à présenter la crise systémique générale comme la première préoccupation de sécurité nationale des USA, avec les conséquences impliquées pour les militaires, est remarquable. Elle s’accorde certes au rapport annuel des services de renseignement présenté par l’amiral Blair, mais, dans le cas précis de Mullen, avec diverses déclarations qui ont précédé, elle en précédait effectivement l’esprit, ou bien, elle en anticipait la diffusion publique, en marquant l’accord de Mullen avec l’analyse du renseignement US dont il connaissait déjà les grandes orientations. Cette analyse n’apparaît nullement sollicitée ni imposée, elle apparaît au contraire substantielle à la… Mullen, ou les militaires US en soutien du pouvoir civil

L’année des réalistes et l’homme de l’année pour un “pouvoir multipolaire” à Washington

Pour Jim Lobe, l’année 2007 restera aux USA comme l’année de la bataille ultime et de la victoire des réalistes sur les faucons (des neocons à Cheney-Rumsfeld). Un homme domine cette victoire: Robert Gates, le secrétaire à la défense qui remplaça Rumsfeld à cette fonction le 9 novembre 2006. Jim Lobe fait, aujourd’hui sur Antiwar.com, une excellente analyse de cette ultime bataille des réalistes, après une guerre commencée selon lui en 2004. Lobe reconnaît que les réalistes ont été puissamment aidés par les catastrophiques résultats de la politique des faucons. («That shift, which could still be reversed by events or actors not subject to Washington’s… L’année des réalistes et l’homme de l’année pour un “pouvoir multipolaire” à Washington

9/11 pris à revers

9/11 pris à revers 10 décembre 2007 — Le >coup d’Etat postmodernesemi-coup< (selon Bolton), ou >faux-vrai coup< réussi par Bush (selon le génial-Alexandre-Adler, via Stratfor), ou >coup bidon< pour nous faire croire qu'il y a >coup< et pour mieux se préparer à frapper (en décembre, mais nous n'avons pas encore ni le jour, ni l'heure), ou >coup< qu'auraient du prévoir les SR non-US en général bien informés, ou, ou, et bla-bla-bla… NIE 2007 a déjà fait couler beaucoup d'encre, ce qui, nos lecteurs l'auront peut-être remarqué, était le but principal de l’opération. Avant d’entamer notre propre opération d’exploration avancée et de tentative d’explication approfondie du… 9/11 pris à revers

La puissance d’Internet

Nous pensons que l’incident du démenti de Condi Rice sur les manigances de Cheney pour une attaque contre l’Iran représente, comme nous le commentons par ailleurs, le «cas le plus évident et le plus impressionnant de la nouvelle puissance d’Internet comme acteur majeur de la communication et de l’information, avec des conséquences politiques directes et mesurables». L’information de Clemons, mise en ligne sur le site TheWashingtonNote.com, a bénéficié d’une considération à l’égale d’un article du Washington Post ou de révélations de Seymour Hersch dans le New Yorker. L’enchaînement, jusqu’aux déclarations de El Baradei et de Rice, représente un événement diplomatique majeur susceptible d’amener d’importantes conséquences… La puissance d’Internet

Le problème est que le monstre n’a plus de tête

Le problème est que le monstre n’a plus de tête 19 mai 2007 On voit par ailleurs sur ce site, ce jour même, les mésaventures de Blair ridiculisé encore une fois (cet homme a le cuir épais) après son voyage à Washington, sa dernière embrassade avec GW, les promesses de ce dernier de prendre au sérieux la lutte contre le réchauffement climatique, la réalité de la politique US du domaine qui est d’assurer exactement du contraire. Jeudi, le président des Etats-Unis assure le Premier ministre démissionnaire du Royaume Uni : «We spent a lot of time on climate change. And I agree with the Prime… Le problème est que le monstre n’a plus de tête

Notre commentaire de notre commentaire

Nos lecteurs nous pardonnerons de nous citer. C’est pour le bon motif. Nous voudrions prendre le texte F&C que nous publions aujourd’hui comme un exemple intéressant, non pas tant de notre méthode de travail (quoique ce soit le cas) que de la façon dont l’appréciation de la situation de notre époque conduit les analyses à évoluer à mesure qu’elles sont développées. Il s’agirait d’illustrer par un exemple anodin mais significatif l’idée d’une très grande importance, que nous signalons souvent, que de grandes tendances historiques, qui ne sont pas visibles au premier abord, existent contre les actions des hommes ou à la différence de celles-ci, qu’elles… Notre commentaire de notre commentaire

Le Congrès a pris le pouvoir

Le Congrès a pris le pouvoir 5 octobre 2006 La situation se développe comme une marée pernicieuse, disons une marée noire inarrêtable qui envahit une côte sablonneuse et accueillante. Il s’agit des pouvoirs du Congrès qui s’affirment à Washington de jour en jour, à mesure que grandit le désordre de Washington. Le Congrès se nourrit du désordre pour affirmer sa puissance, et crée le désordre en retour, comme paiement des avantages ainsi acquis. Une machine infernale ? Si l’on veut, la machine américaniste tournant à plein régime. Le moteur de ce désordre est essentiellement la matière dont le Congrès a le plus la maîtrise :… Le Congrès a pris le pouvoir

Le Pentagone choisit la Cour contre GW

Le Pentagone choisit la Cour contre GW 12 juillet 2006 Voici une spectaculaire manifestation de l’affrontement des pouvoirs aux USA, et de la parcellisation de ces mêmes pouvoirs. Une note interne du n°2 du Pentagone, Gordon England, rendue ostensiblement publique, affirme que les prisonniers de la guerre contre la terreur seront traités conformément à la Convention de Genève ; ce n’était pas le cas jusqu’ici, les prisonniers de la guerre contre la terreur étant considérés, selon l’interprétation US, comme des non-combattants n’ayant pas à bénéficier d’une législation qui concerne des combattants légaux. Cette évolution du Pentagone est conforme à l’arrêt de la Cour Suprême. Par… Le Pentagone choisit la Cour contre GW

Le virtualisme à l’épreuve du feu US: Saddam, le retour

Le virtualisme à l’épreuve du feu US : Saddam, le retour 8 juillet 2003 On croyait qu’on aurait tout vu, c’est-à-dire tout lu, lorsqu’on nous avertissait que Saddam-2003 équivalait à 3 à 5 fois Hitler-1939 (l’historien anglo-américain/néo-impérialiste Paul Johnson) ou lorsqu’on apprenait que « the phenomenal and rapid success of Operation Iraqi Freedom » (l’historien américain et néo-conservateur Victor David Hanson) avait été acheté à coups de bakchich bien moyen-orientaux et bien distribués dans les poches des généraux irakiens de la Garde Républicaine. On croyait, on se trompait. La dernière dans cette aventure surréalistiquement impériale qui est censée nous démontrer la puissance à couper le… Le virtualisme à l’épreuve du feu US: Saddam, le retour

Pouvoir étriqué

Pouvoir étriqué 2 janvier 2003 D’abord un mot de présentation du personnage : Warren Christopher n’est pas un drôle. (Il fut notamment under secretary of State, n°1 du département d’État, de 1977 à 1981, sous Carter ; secretary of State, n°1, de 1993 à 1997, sous Clinton,) Ce n’est pas un de ces extravertis ambitieux, pas un de ces brillants n°2 qui arrivent à se faire prendre pour le n°1 (cas de Richard Holbrooke, n°2 de Christopher du temps de Clinton). Ce n’est pas un excentrique, pas un de ceux qui se laissent emporter par une terrible passion antiaméricaine (on parle pour un non-US, en… Pouvoir étriqué