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Torture? Le Congrès n’en a rien à cirer

Cette sorte de scène vaut tout un long discours, bien des analyses savantes, nombre de plaidoiries passionnées, et elle doit être offerte en cadeau aux quelques amoureux de l’American Dream qui subsistent, surtout en France évidemment (qui viennent parfois nous rendre visite, la civilité en sautoir et la morale en boucle). Il s’agit de l’audition par télévidéo, devant une commission de la Chambre des Représentants, d’un Allemand d’origine turc qui a passé près de 5 ans dans les prisons US, d’Afghanistan à la fameuse géôle de Guantanamo, avant d’être relaché puisqu’on n’a pas réussi à découvrir le crime pour lequel on l’avait emprisonné. Murat Kurnaz… Torture? Le Congrès n’en a rien à cirer

Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Les épiciers? Non, il y a erreur (est-ce bien sûr?), ce sont les sénateurs US dont nous voulons parler, mais il s’agit bien de faire des comptes d’épicier. Les sénateurs menacent l’Arabie Saoudite de leurs foudres principales, qui sont de ne pas autoriser une vente d’armes si ce pays n’augmente pas sa production de pétrole pour faire baisser le prix du pétrole, rassurer le consommateur US, assurer la réélection des sénateurs et ainsi de suite. Ces menaces portent sur un marché récemment conclu de $20 milliards (dont, par exemple, 900 bombes guidées par laser JDAM, dont les marchands de missiles US vous assurent qu’elles vous… Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Le Congrès et son train de sénateur

Plusieurs articles ou analyses attirent notre attention sur une étude qui vient d’être publiée, le 3 avril, par CapitalEye, la Lettre d’information du Center for Responsive Politics, sur les intérêts des parlementaires US dans les industries de défense. L’étude est présentée notamment par AP, par l’International Herald Tribune du 3 avril, et commentée également par Justin Raimondo, sur Antiwar.com ce 4 avril. Le texte texte original présentant le rapport met en évidence plusieurs points intéressants: les investissements (actions) des parlementaires dans les industries de défense et leurs satellites (volume totale de $195,5 millions); la position des démocrates, qu’on a tendance à percevoir comme anti-guerres, surpassant… Le Congrès et son train de sénateur

Le Congrès va enquêter sur le choix du KC-45, avec McCain en ligne de mire

L’affaire du choix des ravitailleurs en vol KC-45 devrait montrer aux plus attentifs que si la prise de contrôle du Congrès par les démocrates n’a pas arrêté la guerre en Irak, elle permet au moins de ravitailler les candidats démocrates en munitions contre le candidat républicain McCain. C’est dans tous les cas le premier objectif, dans l’ordre, de la décision de Nancy Pelosi, Speaker démocrate de la Chambre, d’ouvrir une enquête sur le choix du KC-45. Le communiqué de madame le Speaker, en date du 3 mars, dit ceci: «The Air Force’s decision to award the contract for a much-needed modernization of the nation’s aerial… Le Congrès va enquêter sur le choix du KC-45, avec McCain en ligne de mire

“Tremblement de terre” au Pentagone et alentour

Tremblement de terre au Pentagone et alentour 1er mars 2008 La victoire de EADS (Airbus) dans l’énorme marché des ravitailleurs en vol de l’USAF ($35-$40 milliards d’abord, pour atteindre et sans doute dépasser $100 milliards avec deux autres commandes pour près de 200 ravitailleurs en vol baptisés KC-45) est un tremblement de terre à Washington. («This isn’t an upset, it’s an earthquake.», selon notre ami Loren B. Thompson.) La surprise est complète, y compris pour nous-mêmes, tant est inattendue la victoire des Français (pour la plupart des commentateurs US, Airbus/EADS reste français plus qu’européen, ce qui est un heureux et révélateur lapsus linguae). Cela mérite… “Tremblement de terre” au Pentagone et alentour

F-22 versus JSF, suite précisée et envenimée

Les auditions se succèdent au Congrès, à Washington, pour la présentation du budget de la défense FY2009. Grandit parallèlement la polémique entre le F-22 et le F-35, dont on a déjà un écho, dans cette rubrique, aujourd’hui même. La chose se développe toujours autour de Gordon England, adjoint de Robert Gates au Pentagone, qui se trouve de plus en plus installé dans une position de partisan farouche du F-35 (JSF) contre le F-22. (Il est à noter qu’il s’agit curieusement d’une circonstance fortuite qui permet de donner une telle publicité au conflit. England témoigne en remplacement de Robert Gates, qui est blessé. Gates est partisan… F-22 versus JSF, suite précisée et envenimée

Washington s’aperçoit qu’il y a une crise

Les autorités washingtoniennes, Maison-Blanche, Congrès, Fed et le reste, sont en train de s’apercevoir qu’il y a une crise financière vertigineuse qui est en train d’infecter l’économie. La crise sans précédent du pouvoir washingtonien explique cette lenteur à la réalisation de la chose, et la faiblesse de la réaction. Le site WSWS.org, toujours excellent dans l’analyse de cette sorte de situation politico-financière, nous en donne aujourd’hui une description complète. Les quatre premiers paragraphes situent bien les acteurs de cette situation de crise. «With major Wall Street finance houses posting tens of billions of dollars in new losses, housing starts declining 30 percent compared to last… Washington s’aperçoit qu’il y a une crise

La logique, cul par-dessus tête

Les Israéliens partisans de l’attaque de l’Iran, particulièrement dans l’actuel gouvernement, sont très sérieusement touchés par la NIE 2007. Leur raisonnement s’attaque donc à la logique pour la mettre au service, non de la raison, mais bien de leur propre perception. On dira que ce n’est pas nouveau mais, exposée de cette façon, la chose fait grand désordre. Ainsi l’argument devient-il que la NIE 2007, qui annonce l’absence d’armes nucléaires chez les Iraniens, est en réalité un pas en avant redoutable pour un conflit au Moyen-Orient, évidemment contre Israël, avec la destruction d’Israël comme conséquence potentielle. Ainsi l’absence d’armes nucléaires iraniennes devient-elle, aussi bien que… La logique, cul par-dessus tête

Affirmation du “coup d’Etat postmoderne” de la NIE 2007

Un article de l’AFP du 7 décembre 2007, sans détails particuliers concernant le processus d’élaboration de la NIE 2007 mais basée sur quelques déclarations de sources US du renseignement, marque à notre sens une affirmation (une confirmation) très convaincante du fait qu’il y a eu effectivement une démarche consciente et réussie de mise en cause de la politique de l’administration. En d’autres termes, il s’agit pour nous de la confirmation qu’il y a bien eu coup d’Etat postmoderne Il s’agit d’une dépêche AFP que nous avons trouvée d’abord sur RAW Story le 7 décembre (jour de sa diffusion), puis qui a été repris ce jour… Affirmation du “coup d’Etat postmoderne” de la NIE 2007

Un “coup d’Etat” Congrès-CIA?

Il est nécessaire de mettre en évidence certaines précisions sur les circonstances de la divulgation de la NIE 2007, telle qu’évoquée précédemment. Les démocrates du Congrès ne cachent pas qu’ils ont insisté auprès des services de renseignement US pour obtenir la NIE 2007 qui bouleverse la vie politique washingtonienne dans le cadre de la crise iranienne. Ils insistent évidemment pour observer que ce document doit conduire l’administration à abandonner ses projets d’attaque de l’Iran. Cela est explicitement dit par le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid: «Nous avons demandé cette évaluation pour que l’administration ne puisse pas entraîner ce Congrès et ce… Un “coup d’Etat” Congrès-CIA?

Le Congrès et le traité UK-USA: incertaines incertitudes

Une question importante, primordiale, qui entoure le destin du traité de défense (transfert de technologies) entre les USA et le Royaume-Uni, qui retient aujourd’hui notre attention dans notre rubrique Faits & Commentaires, c’est l’attitude du Congrès. Au travers des deux textes que nous citons dans notre F&C, on peut distinguer que l’attitude des lobbyistes divers (industriels des deux pays, officiels, etc) qui voudraient nous convaincre d’une issue favorable et très rapide, se heurte aux réalités incroyablement lourdes de la vie washingtonienne. De fait, les parlementaires US se foutent aujourd’hui du tiers comme du quart du traité UK-USA. L’un des parlementaires britanniques qui mènent l’audition du… Le Congrès et le traité UK-USA: incertaines incertitudes

Bernanke au Congrès et panique à Washington

L’atmosphère à Washington devient de plus en plus tendue, voire proche de la panique (near-panic), à mesure de l’aggravation de la crise générale et systémique, boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site WSWS.org décrit, aujourd’hui la déposition du président de la Federal Reserve Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre: «Near-panic atmosphere» Le discours au Congrès de Sarkozy le lendemain, la déclaration d’un des vice-présidents de la banque centrale chinoise (le dollar est en train de perdre son statut de devise mondiale de référence) ont également contribué à la détérioration du climat. «On Thursday, one day after American stock… Bernanke au Congrès et panique à Washington

On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Il est assez juste d’observer que, ces dernières semaines, le débat pré-électoral s’est déplacé de l’Irak vers l’Iran. Citant divers événements de ces mêmes dernières semaines, y compris les spéculations autour de la très, très grosse bombe MOP, Jim Lobe écrivait hier (souligné en gras par nous): «All of these moves, as well as the administration’s issuance last week of new regulations that gave it the authority to impose sweeping financial sanctions against foreign companies and banks doing business with the IRGC, which itself owns a large economic empire in Iran, have propelled Iran to the center of the 2008 presidential race.» Hier encore, nous… On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Un cas de complexité dans la crise autour de la Turquie: les rapports Israël-Turquie, en passant par le Congrès

La complexité du problème qui a surgi autour de la Turquie est extrême avec deux facteurs parallèles qui se manifestent directement (la tension avec les Kurdes d’Irak et la possible intervention turque, et la question arménienne que considère le Congrès US). Ces deux facteurs s’ajoutent éventuellement pour rendre explosive la situation de ce qui en train de devenir une crise dans la crise du Moyen-Orient. Rien ne montre plus cette complexité que la gêne d’Israël, pressé par les Turcs d’intervenir à Washington pour faire pression sur le Congrès, exercice où Israël est sans concurrent, Israël qui voudrait soutenir la Turquie mais qui ne le peut… Un cas de complexité dans la crise autour de la Turquie: les rapports Israël-Turquie, en passant par le Congrès

Hagel pourrait-il faire la différence?

Le sénateur républicain et anti-guerre Chuck Hagel, dont on avait envisagé un temps la candidature à la présidence, a annoncé qu’il ne se représenterait pas au Sénat en 2008 (en même temps qu’il écarte toute possibilité de candidature présidentielle). Cela signifie qu’il abandonne la politique, sans doute avec une certaine amertume, voire une amertume certaine si l’on en croit ce dialogue. Si l’on comprend bien et par simple logique contradictoire et à peine sollicitée, Hagel qualifierait la fonction de président de malhonnête? «Maher asks: Did you decide not to run for President because you just saw that a (sic) anti-war Republican could never get the… Hagel pourrait-il faire la différence?

Fait-on prêter serment à un saint ?

La séance d’audition du général Petraeus, au Congrès, hier, fut marquée de divers incidents. L’ancien officier de la CIA devenu contestataire, le commentateur Ray McGovern, se trouvait dans la salle. Il remarqua que Petraeus commençait sa déposition sans avoir été invité à prêter serment. Un incident (panne de micro durant dix minutes) permit à McGovern d’intervenir par une simple recommandation : «Faites-lui prêter serment» («Swear him in»). McGovern fut invité à quitter la salle mais Petraeus ne fut pas invité à prêter serment. (D’autres incidents émaillèrent l’audition, notamment des interventions du président de la commission des forces armées de la Chambre, le démocrate Skelton, contre… Fait-on prêter serment à un saint ?

9/11 en Irak

9/11 en Irak 11 septembre 2007 — C’est un truc de relations publiques, un truc virtualiste dans un univers qui n’est plus que virtualisme ; un truc dont ils ont imaginé qu’il serait l’habileté même… C’est le général Petraeus témoignant devant le Congrès un 11 septembre (son audition commencée hier s’est poursuivie aujourd’hui). Surprise, ce général n’a rien de flamboyant ni de particulièrement sexy. Finalement, il est aussi commun que son patron, GW, car on fit rarement mieux en fait d’humanité commune pour cette fonction d’exception, qu’avec ce président-là, avec sa psychologie sommaire bornée par une seule idée. La gloire centrale de l’américanisme, — le… 9/11 en Irak

Le marché de Petraeus

La guerre est devenue une affaire de compromis entre diverses réalités. Tout cela se passe à des milliers de kilomètres du théâtre de la guerre, où devrait se trouver la réalité, en principe. Mais ce n’est plus si sûr, et qu’importe d’ailleurs. Par contre, ce qui est sûr c’est que le général David Petraeus, l’homme de la victoire en Irak, le Grant de GW Bush comme le nomme William Kristoll, est doué dans la matière des négociations politiciennes et washingtoniennes. Quelques jours avant sa déposition (le 11 septembre, c’est tout dire) au Congrès où il annoncera la victoire prochaine à la suite du surge, il… Le marché de Petraeus

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions?

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions? 21 juillet 2007 Une évolution désormais identifiable à Washington pourrait introduire un facteur nouveau et important dans la crise iranienne. Il s’agit du rôle du Congrès, brusquement affirmé dans cette crise, et, tout aussi brusquement mais pas de façon illogique, dans la direction d’une guerre des sanctions pouvant toucher aussi bien l’UE que l’Iran. Rien n’est encore fait dans ce sens mais tout est désormais possible, principalement une rupture d’une politique exclusivement fixée dans sa finalité sur une intervention militaire. Les nouvelles les plus récentes concernent un durcissement du Congrès à l’encontre, principalement, de sociétés européennes… Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions?

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US 8 juillet 2007 Lors d’une réunion électorale à Portland, dans l’Oregon, le député démocrate Dennis Kucinich répondit à une question posée par des représentants du mouvement de jeunesse de l’équipe LaRouche (le LaRouche Youth Movement, ou LRM), sur l’affaire BAE. (On a vu que LaRouche s’est fortement impliqué, à coups d’hypothèses audacieuses, dans l’affaire BAE-Yamamah.) Un petit texte publié le 2 juillet sur le site LaRouche rapporte les circonstances de la rencontre : «At a July 1st campaign event in Benson High School in downtown Portland, Oregon, Rep. Dennis Kucinich (D-OH), in response to a question…  La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

Le FT et BAE aux USA : une odeur de roussi

Jusqu’ici, le Financial Times a été impeccablement vertueux dans sa critique des pratiques supposées de BAE et de l’attitude du gouvernement de Londres. Il s’agissait effectivement de la question de la vertu anti-corruptrice comme facteur essentiel de protection du prestige de l’économie libérale, anglo-saxonne, etc., vue de la City. On remarque désormais un imperceptible changement, qui s’exprime notamment par la plume d’une de ses commentatrices. Le commentaire de Patti Waldmeir publié le 5 juillet dans le FT prend en effet nettement position contre la décision US d’enquêter sur BAE (décision du département de la justice [DoJ] du 25 juin). Américaine, Waldmeir est une spécialiste des… Le FT et BAE aux USA : une odeur de roussi

Comment GW ne pourra guère aider ses amis britanniques

L’un des aspects de l’énorme polémique BAE-Yamamah est l’action du département US de la Justice (DoJ), qui a lancé une enquête contre le groupe britannique, et la capacité de la Maison-Blanche d’influer sur cette enquête. Des précisions à cet égard sont apportées par le Times de Londres, repris par un article du site de Lyndon LaRouche. L’idée circonstancielle est que la Maison-Blanche est aujourd’hui trop faible pour faire pression sur le DoJ, que la direction politique du DoJ n’est pas très reluisante et singulièrement privée d’autorité avec le ministre Gonzales qui est sur la corde raide face au Congrès. C’est-à-dire que la situation normale est… Comment GW ne pourra guère aider ses amis britanniques

Le Congrès se soumet

Le Congrès des Etats-Unis, dirons-nous pompeusement, s’est soumis à l’inéluctabilité de la poursuite de la guerre. En un sens, il a reconnu qu’ils sont tous dans la même galère, Bush, Washington, lui-même (le Congrès) et, sans doute, le futur président. Le Congrès n’a pas les tripes ni la vista pour comprendre qu’en cette occurrence, il lui aurait fallu rompre avec la logique du système pour tenter éventuellement de sauver le système. D’ailleurs, il est évident qu’il (le Congrès) n’imagine pas une seconde toutes ces complications du raisonnement, ni que le système soit en danger. Alors, après une longue bataille, un chipotage juridique épuisant, des déclarations… Le Congrès se soumet

BAE dans le collimateur du Congrès

Il semblait que la puissance même du groupe britannique BAE le mettrait à l’abri de querelles trop vives de la part de l’édifice juridique du système. Au contraire, le plus remarquable dans les suites du scandale Yamamah dont BAE est le principal accusé et la décision d’abandon de l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) contre BAE, le 15 décembre 2006, c’est la constance et la pugnacité de l’attaque contre BAE. On croyait que cette affaire serait enterrée par cette décision de décembre 2006 dont l’iniquité semblait garantir l’efficacité. Il n’en est rien. A côté de l’attaque de l’OCDE, il y a désormais un front américain… BAE dans le collimateur du Congrès