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Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

Il n’y a pas de débat sur le protectionnisme puisque le protectionnisme n’existe pas, period. Le non-débat sur le protectionnisme-qui-n’existe-pas est un des phénomènes les plus intéressants de cette crise. La décision chinoise d’instaurer une sorte de clause Buy Chinese, à l’exemple de notre Grand Inspirateur général (Buy American), est la dernière nouvelle en date de cette étonnante aventure. Joe Quinlan, chef de la stratégie des marchés, de la gestion des investissements et de la richesse globale (nous traduisons comme cela nous vient sous la plume, sans comprendre) de la Bank of America, Quinlan, donc, trempe la sienne, de plume, dans une encre furieuse pour… Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

La “tentation” protectionniste

On pourrait dire qu’il y a, à nouveau, une séparation entre, d’une part, le monde financier et le monde de la prospective économique qui va avec, les deux s’entendant pour retrouver une sorte d’humeur printanière à la perspective de la reprise qui s’annonce déjà; et, d’autre part, l’économie réelle, qui continue d’endurer des conditions épouvantables et qui est placée devant des perspectives d’aggravation supplémentaire. C’est de cette économie réelle que nous voulons parler, notamment en raison de bruits, provenant des USA notamment, qui font penser qu’une tendance protectionniste sérieuse est en train de se développer. Le 27 avril 2009, Reuters présentait l’analyse de l’American Chamber… La “tentation” protectionniste

Protectionnisme et hypocrisie

Qui oserait prononcer ce mot sinon pour le maudire? Tout le monde le maudit, tout le monde y pense, tout le monde le pratique, un peu, beaucoup, hypocritement. Cette suite de deux phrases, dans le Figaro du 14 février, à propos du sommet du G7, résume le problème de la cohabitation du protectionnisme et de l’hypocrisie. «Les ministres des Finances et les banquiers centraux des sept pays [] s’engagent également à ne pas céder au protectionnisme, alors que la crise s’aggrave. Les Etats-Unis, à cause de la clause Buy American [] contenue un temps dans le plan de relance, et la France, pour ses aides… Protectionnisme et hypocrisie

Buy American a survécu et se porte bien

Le plan de stimulation de l’économie US voté par le Congrès le 11 février, après la rencontre classique de compromis entre la Chambre et le Sénat pour concilier les deux textes votés par les deux chambres, comprend bien la clause dite Buy American. On trouve dans la rédaction de la chose les quelques aménagements de forme introduits à la demande du président Obama. Le 12 février, Defense News rend compte de la nouvelle: «Buy-American requirements survived in the giant economic stimulus bill that the U.S. House and Senate agreed to Feb. 11, to the chagrin of U.S. business associations. Lawmakers agreed to retain the Senate’s… Buy American a survécu et se porte bien

Le dilemme de la “déglobalisation”

Le dilemme de la déglobalisation 31 janvier 2009 Le terme est utilisé par Sean O’Grady dans The Independent de ce 31 janvier 2009: «Deglobalisation: What is it? And why Britain should be scared». Le terme désigne évidemment le mouvement inverse de la globalisation, actuellement en cours pour des raisons de protection, de prudence, de protection devant la violence de la crise. Cette situation peut être caractérisée également par la montée du protectionnisme. Mais l’emploi du mot, forgé pour l’occasion, de déglobalisation, implique de considérer ce renouveau de protectionnisme comme une mesure qui n’est pas seulement d’occasion, ni de simple réflexe, mais qui suggère un mouvement… Le dilemme de la “déglobalisation”

Aux USA, après l’automobile l’acier et ses exigences protectionnistes

L’industrie du système, ou ce qu’il en reste, prend goût à l’interventionnisme de la puissance publique aux USA. On comprend cela, puisque cet interventionnisme se chiffre en $milliards, directement ou indirectement. Au reste, ce n’est que proclamer ouvertement ce que les USA pratiquent d’une façon à peine dissimulée depuis 1945, notamment au niveau de l’armement. En bref pour 2008, après l’automobile, c’est l’acier. L’industrie de l’acier demande à son tour une aide de l’administration fédérale, mais de façon indirecte, en imposant aux grands programmes de travaux que l’administration Obama veut lancer une clause de buy American, qui inclurait évidemment et prioritairement l’acier. L’industrie de l’acier… Aux USA, après l’automobile l’acier et ses exigences protectionnistes

Hunter adversaire de McCain comme candidat à la désignation républicaine en 2008

L’industrie de défense US a un problème : qui arroser en 2008 ? Comme il se doit, l’industrie de défense soutient le candidat républicain. Mais que se passe-t-il lorsque les deux candidats à la candidature républicaine les plus crédibles s’avèrent être des candidats faucons sur les matières de défense et pourtant parfois agaçants pour les bonnes affaires du complexe ? Le problème a deux noms : Duncan Hunter, qui veut être candidat à la désignation républicaine, contre John McCain, qui l’est déjà peu ou prou, malgré quelques hésitations. Les deux hommes occupent des places prépondérantes au Congrès (dans les deux cas, Chambre et Sénat commission… Hunter adversaire de McCain comme candidat à la désignation républicaine en 2008