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Bloc-Notes

Finalement, Obama sera-t-il…? Oui, il pourrait bien être FDR, dit Baker

Puisque nous sommes dans les hypothèses concernant Obama alors que la course approche de son terme, que Obama est le vainqueur probable-certain, après le verdict de Mike Davis voici celui de Gerard Baker, dans le Times d’aujourd’hui. Là où Davis dit non, Baker dit oui, sans aucun doute. C’est assez caractéristique: le dissident, l’homme de gauche (sens relatif lorsqu’il s’agit des USA) qu’est Mike Davis, doute extrêmement de son champion naturel; Baker, l’homme de droite, le pro-républicain et pro-américaniste, ne doute pas une seconde qu’Obama apporte avec lui le changement radical. Les prévisions sont à fronts renversés, ce qui est une caractéristique assez logique, finalement,… Finalement, Obama sera-t-il…? Oui, il pourrait bien être FDR, dit Baker

Finalement, Obama sera-t-il FDR? Non, dit Mike Davis

Nos lecteurs connaissent Mike Davis, un sociologue et un urbaniste extraordinairement original, qui nous a donné des réflexions politiques critiques très profondes sur le phénomène américaniste. Le 15 octobre,Tom Engelhardt le recevait sur son site TomDispatch.com, à propos de la question de la crise et du destin d’Obama, aujourd’hui donné comme très probable futur vainqueur du scrutin du 4 novembre. La réflexion de Davis est très certainement d’un très grand intérêt. Davis commence cette réflexion par une analogie généalogique extrêmement puissante et séduisante, et que nous percevons comme très appropriée dans toute sa dimension physique. La crise est représentée comme le Grand Canyon du Colorado,… Finalement, Obama sera-t-il FDR? Non, dit Mike Davis

A Bruxelles, Brown versus Sarko

Mi-figue mi-raisin, c’est-à-dire pas franchement pro-Brown, le Times de Londres d’aujourd’hui présente la journée d’hier à Bruxelles, au sommet de l’UE, comme un match Brown versus Sarkozy; match pour la popularité auprès de la presse, à celui qui paraitra le plus en faire, le plus maître des événements, le plus inspirateur et conducteur de l’Europe en même temps que de son pays et ainsi de suite. (Le Times, dans son appréciation, ne partage pas l’enthousiasme nationaliste de certains organes plus proches des travaillistes. Le Times conserve, dans ce cas, une approche très marquée par la politique intérieure, et Brown est un travailliste alors que le… A Bruxelles, Brown versus Sarko

Gerard Baker, l’Union Jack, le culot churchillien et les colonies

Les Britanniques ne sont pas prêts de cesser de nous étonner dans tous les sens possibles du terme. Leurs réactions après les derniers événements de la crise financière, version londonienne, nous présentent une exceptionnelle séquence de la capacité d’adaptation britannique à l’infortune. Le fait est que la menace d’effondrement de la City a bien été une menace d’effondrement de la City et non un hymne à la gloire de l’habileté britannique. Le premier ministre Gordon Brown a agi avec célérité, résolution, fermeté, etc., transformant la menace d’une déroute affreuse et sans retour en une défaite sévère et à peine contenue pour un pays qui avait… Gerard Baker, l’Union Jack, le culot churchillien et les colonies

De la théorie à la pratique: Washington perd la Banque Mondiale

Les changements observés durant les trois derniers jours concernant la position des USA au sein de l’ensemble occidental, comme on l’apprécie dans divers textes que nous mettons en ligne aujourd’hui, se concrétisent par un développement politiquement important et symboliquement significatif. Le Guardian du 13 octobre annonce que les USA abandonnent leur pouvoir de nomination du président de la Banque Mondiale et, par là, le contrôle de cet organisme. Le supplément symbolique autant que politique à cet événement symbolique autant que politique est que la personne qui est au cur de l’opération aboutissant à la capitulation des USA est le secrétaire au développement du gouvernement du… De la théorie à la pratique: Washington perd la Banque Mondiale

Friedman et le dernier tournant en date de la crise

Rude tâche pour George Friedman, de Strafor.com, dans sa dernière analyse (du 13 octobre en accès libre): comment expliquer le dernier tournant décisif en date de la crise, qui a vu l’Europe jouer un rôle prépondérant, aux dépens des USA. Il s’y emploie avec une certaine habileté, qui donne une analyse moins tranchée qu’à l’habitude puisque la faire tranchée, comme elle mériterait pourtant, aboutirait à un diagnostic aussi sévère que celui de Kaletsky sur l’absence complète des USA. Plutôt que s’attacher aux détails labyrinthiques de l’analyse, nous nous en tiendrons à un point qui peut sembler de détail et qui est, à notre sens, simplement… Friedman et le dernier tournant en date de la crise

Désormais sans eux

S’appuyant sur son jugement de l’importance peut-être décisive de l’action des pays européens, Anatole Kaletsky, commentateur du Times, signe, dans son commentaire du 13 octobre, ce qu’on perçoit aussitôt comme l’acte de décès de l’influence US prépondérante en matière de finance et d’économie. En d’autres termes, ce serait la fin de l’ère de Bretton Woods. «Since the creation of the Bretton Woods monetary system in 1944 every global financial initiative of any significance has been devised, led and co-ordinated by the US Government. This US leadership did not mean that America always got its way in financial affairs nor that US co-ordination always succeeded, as… Désormais sans eux

Parler aux talibans avec des arrière-pensées?

Il y a beaucoup de rumeurs très précises de pourparlers avec les talibans. Dans un premier temps, des suggestions britanniques en faveur de cette possibilité ont amené une certaine tension avec les USA. Cette tension devrait être en voie d’effacement si l’on en croit ce qui suit, ou bien s’agit-il simplement d’une intervention personnelle de Robert Gates, cité ci-après, qui ne représenterait pas pour autant l’avis de l’administration Bush elle-même, puisque la chose existerait encore? Dans tous les cas, Gates a déclaré que l’on pouvait effectivement envisager de tels pourparler avec les talibans sous certaines conditions, selon le Financial Times du 9 octobre «Robert Gates,… Parler aux talibans avec des arrière-pensées?

Un modèle pour la réforme du Pentagone?

Un modèle pour la réforme du Pentagone? Depuis quelques jours et en relation évidente avec la crise financière, surgit à nouveau la question du Pentagone, de son budget qui pourrait être réduit en fonction de la crise financière, mais aussi de sa réforme fondamentale. Tous ces événements sont évidemment liés les uns aux autres, notamment la réduction du budget et le besoin de réforme. Actuellement, les partisans d’une réforme fondamentale se retrouvent en position de force à cause des pressions de la crise financière. On a vu le 10 octobre notre référence au texte du 9 octobre de William S. Lind. Avec ce texte, on… Un modèle pour la réforme du Pentagone?

Psychologie au-delà de l’imagination

Evidemment, la réunion du G7 de Washington terminé par un communiqué martial fait de 5 points austères, sans les chichis insipides et habituels, avec comme mot d’ordre une marche sans faiblesse vers la nationalisation des banques sur fond d’interventionnisme étatique sans restriction, voilà un événement qu’il faut observer dans sa dimension la plus importante. Il s’agit d’un retournement formidable de la conception centrale qui fonde la pensée dominante aujourd’hui, la pensée économique, et d’une trahison roborative et sans la moindre précaution formelle de ce qui a gouverné cette pensée jusqu’ici, et de quelle façon impérative, dito, le modèle anglo-saxon. D’une certaine façon, les plus surpris… Psychologie au-delà de l’imagination

Obama a (enfin?) rencontré FDR

On ne l’espérait plus guère et, pourtant, la rencontre a eu lieu. Barack Obama a en effet rencontré Franklin Delano Roosevelt (FDR). La pression de la crise a fini par atteindre le candidat démocrate, dont on sait depuis longtemps qu’une de ses options naturelles est d’adopter un climat de campagne renvoyant à la campagne présidentielle, du côté de FDR, de l’automne 1932. La similitude de climat justement, la similitude de la perception de la gravité des situations, donc la similitude psychologique (plus que la similitude des situations économiques, beaucoup plus contestable), invitaient à cette rencontre. C’est chose faite, la rencontre a eu lieu. C’était lors… Obama a (enfin?) rencontré FDR

Zakaria au chevet du malade

Fareed Zakaria, Américain d’origine indienne, est un membre éminent de l’establishment washingtonien, tendance dite réaliste et portant haut et fort un internationalisme de conviction qui prend en général bien des liberté avec lui-même lorsqu’il s’agit de son application dans la politique étrangère US. Zakaria est aussi un adepte inconditionnel du libre-échangisme et du capitalisme néolibéral qui projette et impose l’américanisme hors de ses frontières sous l’étiquette de globalisation. Enfin, Zakaria possède une grande influence au travers de ses diverses positions dans le monde médiatique, autant comme directeur de la rédaction de Newsweek, comme consultant de CNN, comme collaborateur régulier de Foreing Policy, l’organe du Council… Zakaria au chevet du malade

Le monstre au cœur du système, qui dévore l’intérieur de nous-mêmes

C’est vrai qu’il y avait un an hier, le Dow Jones était à plus de 14.000 points et l’on sait ce qui lui est arrivé, hier encore, une fois de plus, comme chaque jours depuis sept jours consécutifs. («During the past seven sessions, the Dow has lost 2,271 points, or 20.1 percent. Since hitting an all-time high of 14,164.53 one year ago Thursday, the Dow has lost 39.4 percent».) Maggie Lake, la spécialiste boursière de CNN.News, était, ce jour-là à Wall Street, dans un état d’esprit bien particulier. Car enfin, pourquoi, oui pourquoi cet effondrement continue? On a toujours envie d’avoir de nouvelles explications. Sur… Le monstre au cœur du système, qui dévore l’intérieur de nous-mêmes

L’U.S. Navy fait-elle partie du complot anti-JSF?

Manifestement, l’U.S. Navy ne croit pas que le JSF est un chasseur universel, suffisant pour rencontrer ses besoins en matière d’avion de combat embarqué dans les trois ou quatre décennies à venir. Des déclarations du Chief of Naval Operations, l’amiral Gary Roughead, faites à Navy Times et à Defense News, montrent que la Nacvy entend bien disposer de deux types d’avion de combat, y compris après le retrait des actuels Hornet et Super Hortnet (F/A-18 et F/A-18E). C’est le type de situation que détestent les croisés du programme JSF, car ce programme est bâti sur l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à lui-même (ou TINA:… L’U.S. Navy fait-elle partie du complot anti-JSF?

Ils ont “socialisé” la City

Le sacré vieux mister de La Palisse dirait, l’allure sentencieuse: Nécessité fait loi. Les Britanniques se réveillent, se frottent les yeux et n’en croient pas leurs yeux. «Gordon Brown and Alistair Darling have done what their Labour forebears could only dream of doing: they have socialised the City», écrit le Guardian ce matin, parlant des vieux travaillistes traditionnels qui accusaient le capitalisme de la finance folle. On a déjà eu quelques échos de l’événement hier dans cette même rubrique. Aujourd’hui, on prend la mesure de l’événement, du point de vue britannique, du point de vue de l’orientation fondamentale du Royaume-Uni; du point de vue de… Ils ont “socialisé” la City

L’Europe à petits pas de géant dans la tempête

Au milieu de l’annonce d’un plan colossal de survie du secteur bancaire, accompagné de propositions pour des actions au niveau européen essentiellement, mondial dans la perspective, le Premier ministre britannique Gordon Brown glisse ce matin: «This is not a time for conventional thinking or outdated dogma but for the fresh and innovative intervention that gets to the heart of the problem.» Quel est le outdated dogma? Quel est le dogme dont parle Brown, sinon celui qui mène depuis près d’un quart de siècle l’économie mondiale, au pas de course, jusqu’à la catastrophe de l’automne 2008? Et d’où vient ce dogme? Brown parle de plus en… L’Europe à petits pas de géant dans la tempête

Trop peu, trop tard, et le rouge est mis

La dégradation continue, à une allure accélérée, à un rythme significatif. Le premier constat est le changement de discours, après un bref entretemps de 3 jours du côté US, un week-end disons, depuis le vote du plan Paulson, où les commentateurs US et appointés se tournaient vers l’Europe pour la sermonner en donnant les USA en exemple comme ayant pris les mesures nécessaires. Wall Street était hier à 9.447 points, ayant perdu 508 points dans la journée, troisième chute consécutive depuis le vote de la Chambre. Conclusion évidente: quoi qu’il en soit de ce qu’on fera des $700 milliards, le plan n’a produit aucun effet,… Trop peu, trop tard, et le rouge est mis

Comment écraser la crise? Exactement comme on a écrasé la terreur, avec le même succès

Chacun a sa formule pour redresser très vite le monde déboussolé par la terrible crise financière. Des Américains divers ont la leur, surtout quand ils sont américanistes et quand ils savent manier le système à leur avantage. Cela devient alors inénarrable, mais méritant tout de même d’être narré. Ainsi en est-il de la solution proposée par Michael Bloomberg, maire de New York, pour se débarrasser de cette crise maléfique qui ne fait pas marcher les affaires, à New York City. Cela se lit le 7 octobre dans The Independent, cela ne se mouche nullement du pied, cela est présenté comme un vaste dessein et cela… Comment écraser la crise? Exactement comme on a écrasé la terreur, avec le même succès

60% des Américains croient à une dépression

L’état d’esprit des Américains est extrêmement pessimiste, selon un sondage CNN.News qui recoupe un sentiment général déjà persistant et en aggravation régulière depuis le printemps dernier. Plus encore, ce pessimisme se fixe sur le terme de dépression, terrible pour les Américains qui ont tous à la mémoire la Grande Dépression. Un texte de CNN.News, publié le 6 octobre, détaille de cette façon les conditions et les résultats du sondage: «Nearly six out of ten Americans believe another economic depression is likely, according to a poll released Monday. The CNN/Opinion Research Corp. poll, which surveyed more than 1,000 Americans over the weekend, cited common measures of… 60% des Américains croient à une dépression

FDR, au secours, – suite et sans fin

Parmi les divers cris de détresse qu’engendre la crise globalisée qu’a déclenchée le système, puisqu’il s’avère ainsi que la globalisation existe, se signalent ceux qui renvoient à notre Saint à tous. Il s’avère également, autre confirmation, que la popularité de Saint-FDR est si grande, presque autant qu’elle le fut aux sombres jours de 1932-1933. Cette fois, c’est un vieux de la vieille du conservatisme libre-échangiste britannique, un pilier du Times, William Rees-Mogg, qui en appelle aux mânes fameuses dans sa chronique du 6 octobre, cette fois pour prier humblement pour que Barack Obama veuillent bien s’en charger et s’en faire l’écho. L’idée de Rees-Mogg est… FDR, au secours, – suite et sans fin

Mandelson, ou la loyauté sans préavis

L’ex-Commissaire au Commerce de la Commission européenne Peter Mandelson est parti à Londres, rejoindre ses premières amours. Il a quitté son poste la paix dans l’âme, paraît-il, parce que mission accomplie (selon ses propres mots). Il est parti avec un préavis à l’image de notre monde, disons quelques jours (trois? quatre? cinq?), sans rien préparer, sans avertir des choses fondamentales, c’est-à-dire sans préavis. Le voilà prêt à affronter et à terrasser de nouveaux démons au côté de son meilleur ennemi, le premier ministre Gordon Brown. Mission accomplie, en anglo-américain, cela se dit Mission accomplished. Cela sollicite notre souvenir. C’est ce que nous avait clamé GW… Mandelson, ou la loyauté sans préavis

Leur religion en lambeaux, leur Foi pulvérisée

La crise a ceci de bon, dans une époque où la place de l’information et la force de sa diffusion sont considérables, qu’elle agite les esprits et qu’elle délie les langues. La police de la pensée a beaucoup d’hésitation ces derniers temps, d’autant qu’elle est soumise elle-même à bien des incertitudes. La crise ayant frappé d’abord le Saint Office (Wall Street) et son bureau de surveillance de la Foi (la City), le doute est au cur du fruit et l’amertume se fait partout sentir, et la colère éclate. Ainsi du magnifique article de Madeleine Bunting, ce matin dans le Guardian, qui fait le procès de… Leur religion en lambeaux, leur Foi pulvérisée

Soyons sérieux maintenant, le Pentagone voudrait plus d’argent pour survivre

Il s’agit maintenant de revenir aux choses sérieuses. La crise, le bailout, le gaspillage, le blocage systémique du Pentagone, toute cette sorte de choses mérite d’être mis en perspective, c’est-à-dire sur le côté, pour laisser un peu d’air, revenir aux choses sérieuses et sauver le Pentagone de la famine. Cela signifie une augmentation de 13,5%, soit $57 milliards, pour le prochain budget (FY2010) du Pentagone. C’est Bloomberg.News du 2 octobre, recoupé par Danger Room du 3 octobre, qui annonce la nouvelle de la demande d’augmentation de son budget par le Pentagone. Ce n’est d’ailleurs pas une vraie nouvelle. La chose est supputée depuis quelques mois… Soyons sérieux maintenant, le Pentagone voudrait plus d’argent pour survivre

Un vote de résignation acheté par une corruption massive

L’atmosphère et les commentaires accompagnant le vote hier de la Chambre des Représentants US en faveur du plan Paulson, après son refus historique du 29 septembre, mesurent le décalage extraordinaire de la direction politique américaniste face à la crise. Krugman avait bien entendu raison: «The House will probably vote Friday on the latest version of the $700 billion bailout plan – originally the Paulson plan, then the Paulson-Dodd-Frank plan, and now, I guess, the Paulson-Dodd-Frank-Pork plan (it’s been larded up since the House rejected it on Monday). I hope that it passes, simply because we’re in the middle of a financial panic, and another no… Un vote de résignation acheté par une corruption massive